Le lancement officiel de cette tournée nationale qui se tient dans le cadre de la journée mondiale de la protection des patients, a eu lieu ce vendredi 17 octobre 2025 lors d’une conférence de presse à Lomé, en présence des représentants des parties prenantes, notamment ministères concernés, l’OMS, la plateforme du Secteur Privé de la Santé au Togo (PSPS Togo), les ordres de professionnels de la santé, les assurances, les sociétés pharmaceutiques et grossistes, les mairies, la chefferie traditionnelle, etc.
« Le bon médicament et l’usage du bon médicament” est le thème principal de cette campagne nationale de sensibilisation sur l’optimisation de la protection des patients au Togo organisée par l’ONG Fondement des Organisations Intercommunautaires du Togo (FOI-Togo) et ses partenaires et dont l’objectif est de conscientiser la population togolaise sur la dangerosité du médicament.
A l’entame de cette cérémonie de lancement, Mme Omanikabi Sablikou-Houngbenou, attaché d’administration hospitalière, représentant le ministère de la santé, saluant l’initiative de la campagne nationale de sensibilisation, a rappelé l’importance de la lutte contre les marchés parallèles de médicaments afin de protéger les patients.
M. Alexandre BADJAGOMA, Président de l’ONG FOI-Togo engagé depuis 2012 dans la lutte contre les faux médicaments, dresse un constat clair. Partout au Togo, les médicaments sont vendus par des femmes et dans les boutiques alors qu’il y a une loi qui protège le médicament qui n’est pas un produit anodin. Le médicament qui soigne peut en effet devenir dangereux s’il est mal acheté ou mal utilisé.
Le médicament, au lieu de soulager le malade, peut au contraire aggraver son cas voire donner la mort. “Si on n’y prend pas garde, avant de l’acheter et de le consommer, le médicament peut se révéler dangereux à tout moment. Il faut réfléchir, il faut savoir où acheter le médicament et il faut également bien le consommer pour avoir l’effet escompté”, a-t-il confié à la presse.
Quelques chiffres…
L’utilisation des faux médicaments est à l’origine de 64 000 à 158 000 décès dus au paludisme chaque année en Afrique subsaharienne. Donner donc aux malades des médicaments qui ne fonctionnent pas ou qui ne sont pas fabriqués correctement constitue un risque de santé publique.
La contrefaçon de médicaments constitue de ce fait un problème majeur dans de nombreux pays africains. Des recherches ont montré que de nombreux pays en développement ont une forte prévalence de médicaments de qualité inférieure. Les contrefaçons les plus courantes tendent à être les médicaments les plus populaires : analgésiques, antibiotiques pour traiter les infections, antipaludéens, antirétroviraux, stimulants sexuels ou médicaments pour la perte de poids.
Par exemple, jusqu’à 88,4 % des antipaludiques sur certains marchés africains ont été signalés comme étant des contrefaçons. Les enfants payent également un lourd tribu. Plus de 250 000 dans le monde meurent chaque année à cause des médicaments contrefaits également appelés médicaments de qualité inférieure ou falsifiés parce que ne satisfaisants pas aux mesures et normes approuvées par les autorités de réglementation des médicaments.

La cérémonie de lancement a été marquée par des exposés thématiques sur la protection des patients et l’optimisation des soins dans les structures de santé, la prévention des accidents sur les routes du Togo et quelle prise en charges pour les victimes d’accidents, le rôle et les prises en charges de l’assureur dans l’optimisation de la protection des assurés (accidentés et malades), la garantie des médicaments et produits de santé sûrs et de bonne qualité, l’importance du dépistage du cancer des seins et l’espérance des patientes atteintes, le parcours de soins, protection des données et soutien psychologique, le rôle du pharmacien dans la lutte contre le marché illicite de médicament, la place de la médecine traditionnelle dans la protection des patients, le rôle des chirurgiens-dentistes dans la protection des patients, entre autres.
Au programme de la campagne nationale de sensibilisation de l’ONG FOI-Togo, relais d’informations sanitaires des acteurs vers la communauté pour le changement de comportements des populations au Togo: des conférences et débats dans 26 préfectures du Togo avec les acteurs de la santé (publics et privés), des émissions sur les médias, des sensibilisations de proximité dans les marchés, églises et mosquées, des sensibilisations sur les réseaux sociaux à travers la production de contenus vidéos, la distribution de prospectus et des affichages publicitaires afin de passer le message pour un changement de comportement face au marché illicite de médicaments.
Edoh
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