Malgré leur l’intégration officielle dans la politique nationale de la santé en 2014, les soins palliatifs, sont encore embryonnaire et meconnus du grand monde.
Visant à soulager la souffrance et à améliorer la qualité de vie des personnes atteintes de maladies graves, en particulier à la fin de vie, les soins palliatifs ne se limitent pas à l’apaisement des douleurs physiques, mais prennent aussi en compte la souffrance psychologique, sociale et spirituelle, ainsi que celle de la famille des patients touchés de maladies graves, chroniques ou évolutives.
Selon l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS), chaque année, plus de 20 millions de personnes dans le monde ont besoin de soins palliatifs, dont près de 80 % vivent dans des pays à revenu faible ou intermédiaire, à l’instar du Togo.
Une situation préoccupante au Togo
Selon l’enquête STEPS de 2021, montre une hausse des maladies chroniques: près de 30 % des Togolais âgés de 18 à 65 ans souffrent d’hypertension artérielle, environ 6 % sont atteints de diabète, et les cas de cancer sont également en hausse. Le nombre de personnes atteintes par cette dernière maladie est estimé à environ 7000. Environ 1,9 % de la population, soit plus de 100 000 personnes souffrent du VIH/SIDA, nécessitant des soins palliatifs chaque année.
La gravité de la situation appel à l’action afin de soulager la souffrance extrême que peut causé ces maladies graves voire à une démarche globale, plus humaine de prise en charge des cas de maladies graves en mettant l’accent sur le respect de la dignité des patients.
Appel à l’intégration des soins palliatifs dans le système de santé au Togo.
L’intégration effective des soins palliatifs dans le système de santé au Togo, dès l’annonce du diagnostic jusqu’au le décès eventuel du patient, et même après, en soutenant les proches dans leur processus de deuil, devient un impératif. Ces soins sont surtout nécessaires pour accompagner les patients atteints de maladies chroniques dont le quotidien est fait de douleurs et de souffrances.
« Les soins palliatifs ne sont pas un luxe. Ils sont un droit. Car chacun a droit à la santé. Chaque vie mérite d’être vécue et accompagnée avec dignité, y compris dans ses derniers instants. Personne ne devrait souffrir en silence, et nul ne devrait mourir dans la douleur », a confié le Prof. Belo Mofou, Chef de Division de la surveillance des maladies non transmissibles au ministère de la santé et de l’hygiène publique lors d’une session de formation organisée, le 22 mai dernier à Lomé. Ce specialiste révèle l’absence de formation adéquate des professionnels de santé.
Un préalable incontournable
Les soins palliatifs sont actuellement absentes Dana les courses de formation des écoles et facultés de médecine au Togo, qu’ils soient initiaux, spécialisés ou paramédicaux. Il urge de donc de remédier à cette situation en adoptant des programmes de formation incluant cette dimension des soins de santé.
Outre l’absence des soins palliatifs dans les cursus, un engagement politique fort et un financement conséquent des soins palliatifs
Edoh
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