
Transformer localement les richesses nationales pour créer de la valeur, des emplois et des revenus : telle est l’ambition qui guide le modèle de la Plateforme d’industrielle d’Adéticopé (PIA) au Togo. Au cœur de cette dynamique, l’Autorité de coordination de la Plateforme (ACP), sous la conduite de son administrateur général, le Colonel SANDAH Idiola, joue un rôle déterminant. C’est elle qui impulse, coordonne et structure l’essor de la Plateforme industrielle d’Adétikopé (PIA), devenue le symbole d’une transformation réussie et d’une insertion progressive du pays dans les chaînes de valeur mondiales.
Une vision : produire localement, exporter durablement
Longtemps cantonné à l’exportation de matières premières, le Togo change de paradigme. Il ne s’agit plus seulement de vendre du coton brut, mais de le transformer sur place pour capter davantage de valeur ajoutée, générer des revenus et créer des emplois stables. C’est cette logique qui porte l’action de l’ACP, chargée de faire de la PIA un véritable pôle industriel intégré.
Le secteur textile illustre le mieux cette montée en puissance. Le 10 octobre 2023, la PIA franchissait une étape symbolique en expédiant son premier lot de plus de 123 000 vêtements « Made in Togo » vers les États-Unis, à destination de l’enseigne américaine The Children’s Place. Cette opération inaugurale marquait l’entrée du pays dans la production textile destinée aux grandes chaînes mondiales.
Deux ans plus tard, les volumes ont nettement progressé : en 2025, près de 210 000 pièces ont été exportées vers le marché américain. Cette évolution traduit la capacité grandissante de la plateforme à assurer une production régulière et à répondre aux standards internationaux.
L’ACP, chef d’orchestre
Si les résultats sont là, ils ne doivent rien au hasard. L’ACP, avec à sa tête le Colonel SANDAH Idiola, a fait de la formation, de l’attractivité et de la coordination des investissements les piliers de cette réussite. Dès octobre 2022, le centre de formation à la confection de l’habillement de la PIA était inauguré pour préparer la main-d’œuvre nécessaire au développement du parc textile.
Plus de 800 jeunes, dont 59 % de femmes, ont été formés dès les premières promotions, avec l’objectif d’atteindre 2 000 personnes qualifiées
.Cette politique de formation accompagne la montée en capacité des unités de production, appelées à passer d’environ 60 000 pièces mensuelles à plus d’un million de vêtements par mois. Elle favorise à la fois l’insertion professionnelle des jeunes Togolais et l’alimentation des usines en personnel qualifié. En structurant cette chaîne de compétences, l’ACP ne se contente pas d’attirer des industries : elle prépare le capital humain qui rend leur implantation durable.
Des investisseurs de référence aux côtés du Togo
La dynamique s’est accélérée avec l’implantation de groupes de référence. Star Garments et Charles Komar & Sons ont choisi la PIA pour installer leurs unités destinées au marché américain. Pour Komar & Sons, il s’agit d’une première implantation industrielle hors d’Asie, avec un investissement estimé à près de 13 milliards de francs CFA. Dans le même élan, Novarea Textile et Togo Apparels Source (TAS) ont rejoint l’écosystème, avec la perspective de créer environ 1 800 emplois directs.
Leur présence renforce la transformation locale du coton togolais et confirme la volonté nationale de capter davantage de valeur ajoutée sur le territoire. L’ACP joue ici un rôle clé: elle offre un cadre structuré, des infrastructures modernes et un accompagnement capable de rassurer les investisseurs étrangers tout en défendant les intérêts économiques et sociaux du pays.
Des perspectives économiques considérables
Les projections sont encourageantes. Selon Oxford Business Group, près de 56 000 tonnes de fibres de coton pourraient être transformées localement en produits finis représentant une valeur estimée à 1,5 milliard de dollars, contre seulement 73 millions de dollars pour la matière brute exportée. Cette orientation stratégique illustre la volonté du Togo de ne plus se limiter au rôle de fournisseur de matières premières, mais de devenir un acteur crédible dans la chaîne mondiale de valeur textile.
C’est précisément cette ambition que porte l’ACP : faire de la PIA non pas une simple zone industrielle, mais un levier de transformation économique nationale, capable de créer de la valeur, des emplois et des revenus pour les Togolais.
La PIA, levier de l’économie nationale
Cinq ans après son lancement, la PIA s’impose comme l’un des principaux moteurs de l’industrialisation togolaise. Elle totalise environ 350 milliards de francs CFA d’investissements cumulés, rassemble 25 entreprises partenaires dont 12 déjà opérationnelles, et a généré 6 580 emplois directs, occupés à 95 % par des Togolais.
La dynamique dépasse le seul secteur textile: la remise en service de l’ancienne unité Togotex à Datcha, spécialisée dans la confection d’uniformes, a permis de produire plus de 30 000 uniformes et 60 000 articles textiles depuis sa relance en octobre 2023. Sous la coordination de l’ACP, l’industrialisation togolaise prend ainsi racine dans plusieurs segments, avec un objectif constant : retenir localement un maximum de valeur ajoutée.
Une expansion programmée
La seconde phase de développement prévoit le doublement du nombre d’unités industrielles, qui passera à une cinquantaine, avec plus de 10 000 emplois supplémentaires attendus. À l’horizon 2030, la plateforme ambitionne de créer entre 15 000 et 20 000 emplois directs. Ces perspectives confirment la place centrale de la PIA dans la stratégie nationale d’industrialisation et son rôle de catalyseur de croissance.
L’ACP prépare déjà cette nouvelle étape. Il s’agit d’accompagner la montée en puissance des usines, de renforcer les compétences locales et d’attirer de nouveaux partenaires industriels, afin que la transformation locale des richesses nationales devienne une réalité durable.
Des résultats déjà visibles
Les chiffres parlent d’eux-mêmes. D’après la BCEAO, les exportations togolaises de produits textiles et d’articles d’habillement ont atteint 31,8 milliards de francs CFA en 2023, en progression de 30,7 % par rapport à 2022. Ces résultats traduisent la transformation progressive du Togo en une plateforme industrielle régionale, capable de valoriser ses ressources, d’attirer des investissements structurants et de renforcer sa présence sur les marchés internationaux.
Une stratégie gagnante
Le modèle togolais repose sur une combinaison de facteurs : formation de la main-d’œuvre, attractivité pour les investisseurs étrangers, infrastructures modernes et volonté politique affirmée. L’ACP, bras armé de cette stratégie, en est le garant. La PIA en est la vitrine, démontrant qu’une industrialisation inclusive et durable est possible.
En misant sur la transformation locale, le pays s’assure non seulement des retombées économiques, mais aussi sociales, en offrant des opportunités d’emploi à sa jeunesse et en renforçant son tissu industriel.
La rédaction
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