Sous le haut patronage de Son Excellence Monsieur Faure Essozimna GNASSINGBE, Président du Conseil de la République Togolaise, ministres, experts, partenaires au développement et d’autres parties prenantes venus d’Afrique et d’ailleurs, ont pris part du 12 au 14 mai dernier à Lomé à la conférence de l’Union Africaine (UA) sur la dette organisée par par le département du développement économique, du tourisme, du commerce et des mines de la Commission de l’Union africaine et le gouvernement togolais.

Placée sous le thème: « Agenda africain de gestion de la dette publique: restaurer et préserver la viabilité de la dette », la première conférence du genre de l’UA sur une question déterminante pour le développement de l’Afrique, celle la dette publique des Etats africains, avait pour but de répondre aux attentes du continent en trouvant des solutions pour renforcer l’efficience, la transparence et la responsabilité de la gestion de la dette publique à l’échelle du continent.
Le sommet a permis d’abord aux participants de faire un état des lieux sur la problématique de l’endettement de l’Afrique. Le tableau peint une exacerbation des vulnérabilités liées à la dette, l’alourdissement du service ou du coût de la dette, l’accès limité aux marchés et la contraction des apports de capitaux sur le continent africain. D’après le cadre de viabilité de la dette (CVD) récemment publié par le Fonds Monétaire Internationale (FMI) et la Banque Mondiale, le nombre de pays africains en situation de détresse liée à la dette, ou à haut risque de surendettement, est passé de 9 en 2012 à 25 en 2024. Dans ces pays l’augmentation du service de la dette ou du coût de la dette accapare de manière excessive les ressources publiques essentielles au développement.
Des discussions constructives sur cette situation alarmante de la dette sur le continent africain, ont également eu lieu, sans oublier les partages d’expériences nationales respectives et fes pratiques innovantes en matière de gestion de la dette.
Le financement innovant de la dette dans le cadre de l’Agenda de transformation de l’Afrique, les actions à mener en matière de transparence et la responsabilité accrues en matière de dette en Afrique, le rôle de la collaboration internationale dans le renforcement des capacités pour préserver la viabilité de la dette en Afrique, la création des institutions financières panafricaines et leur rôle dans le maintien de la viabilité de la dette en Afrique, le rôle du parlement dans la viabilité de la dette en Afrique, les défis, opportunités et perspectives pour améliorer les notations de crédit en Afrique, les bonnes pratiques de gestion de la dette et la viabilité de la dette publique en Afrique pour relever les défis liés à l’endettement sur le continent et mobiliser les ressources indispensables à la mise en oeuvre de l’Agenda 2063, sans que les pays africains retombent dans un nouveau cycle de surendettement, autant de points qui ont été évoqués.
Un pas décisif a été franchi. L’Afrique sort de la conférence sur la dette de Lomé avec une position commune face aux grandes puissances et aux instances internationales, notamment dans le cadre du G20, et des recommandations devant permettre à l’UA de négocier une nouvelle architecture financiere internationale, la restructuration de la dette des Etats africains pour leur permettre de contracter des dettes soutenables.
La conférence de Lomé, a jeté les jalons de stratégies innovantes pour renforcer la gestion de la dette publique, d’améliorer la mobilisation des ressources, de garantir une allocation efficace et efficiente des moyens disponibles et, in fine, de renforcer la responsabilité et la transparence, surtout de libérer de l’espace budgétaire propice à une croissance inclusive et à un développement durable.
Le rôle déterminant joué par le Président du Conseil de la République Togolaise, Faure Essozimna GNASSINGBE dont la contribution intellectuelle aux débats, l’engagement personnel, la vision stratégique et l’implication constante, ont contribué au succès éclatant de ladite conférences, a été salué par les délégations présentes à Lomé. Un motion de remerciement lui a été spécialement dédié en guise de reconnaissance pour son leadership et son attachement constant à l’intégration africaine, traduit par l’organisation de cette première conférence de l’Union Africaine sur la dette sanctionnée par la déclaration historique de Lomé.

