
Ce mardi 18 août 2026 restera gravé dans l’histoire de la musique mondiale. La chanteuse franco-béninoise Angélique Kidjo, 66 ans, a officiellement inauguré son étoile sur le prestigieux Hollywood Walk of Fame à Los Angeles, devenant la première artiste africaine à recevoir cet honneur.
Une cérémonie entourée de prestige
Pour cette inauguration tant attendue, la diva aux cinq Grammy Awards était entourée de figures majeures de l’industrie: l’acteur américain Willem Dafoe et Harvey Mason Jr., président de la Recording Academy, qui supervise les Grammy Awards. La Hollywood Chamber of Commerce, organisatrice de l’événement, a également proclamé cette journée « Angélique Kidjo Day » en l’honneur de l’artiste.
Un parcours hors du commun
Repérée au début des années 1980 par Chris Blackwell, le producteur légendaire de Bob Marley, Angélique Kidjo n’a cessé de bousculer les frontières musicales. Avec plus de quarante ans de carrière internationale, elle a su marier les influences, revisitant aussi bien le Boléro de Ravel que les sonorités pop des Talking Heads.
Plus récemment, elle a collaboré avec les géants de l’afrobeat nigérian Davido et Burna Boy, confirmant son statut de pont entre les générations et les continents.
Une reconnaissance au-delà de la musique
L’annonce de l’attribution de son étoile, dévoilée à l’été 2025, avait déjà suscité une vive émotion chez l’intéressée.
« Je suis certes la première chanteuse africaine à avoir une étoile sur le Walk of Fame d’Hollywood, mais je suis persuadée que je ne serai pas la dernière », confiait-elle alors à l’AFP. « Beaucoup d’autres suivront et cela emplit mon cœur de joie », a-t-elle également lancé.
En déclarant cette journée « Angélique Kidjo Day », la Chambre de commerce d’Hollywood a aussi salué une artiste qui « a contribué à ouvrir la voie aux artistes africains sur la scène internationale ».
Une voix engagée pour l’Afrique
Au-delà de la scène, Angélique Kidjo est une figure engagée, habituée des sommets internationaux comme le Forum économique mondial de Davos. Elle y porte la voix de son association Batonga, qu’elle a fondée en 2006 pour promouvoir l’éducation des femmes en Afrique.
Avec cette étoile désormais gravée sur le trottoir de Los Angeles, la Franco-Béninoise ne célèbre pas seulement une consécration personnelle : elle marque un tournant pour toute une génération d’artistes africains qui voient s’ouvrir une nouvelle voie sur la scène mondiale.
Edoh
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