Au Togo, une cérémonie officielle de célébration présidée par le Professeur Tchin Dare, ministre délégué auprès du ministre de la santé, de l’hygiène publique, de la couverture sanitaire universelle, suivie d’une conférence de presse, a eu lieu à Lomé ce 1er décembre 2025 consacré à la ommémoration de la journée mondiale du SIDA (JMS).
A l’initiative du Conseil National de Lutte contre le SIDA et les Infections Sexuellement Transmissibles (CNLS-IST-TOGO), avec l’appui de l’ONUSIDA, l’événement qui s’est déroulé en présence des décideurs, partenaires techniques et financiers, des acteurs de la santé, représentants de la société civile et des professionnels des médias, a été l’occasion de souligner l’impact que les réductions de financement des donateurs internationaux ont eu sur la riposte au SIDA, ainsi que de mettre en valeur la résilience des pays et des communautés qui se mobilisent pour protéger les acquis et faire progresser la riposte au VIH. L’année 2025 est en effet marquée par une crise de financement historique avec l’annonce du gouvernement américain qui menace de réduire à néant des décennies de progrès contre le SIDA et pertube les services de prévention du VIH.
Au plan national, l’édition 2025 de la JMS est célébrée sous le thème : “Mobilisons-nous pour la triple élimination VIH-Syphilis-Hépatite B chez l’enfant au Togo*. Au plan mondial, le thème retenu est “ Surmonter les perturbations, transformer la riposte au SIDA”.
Il souligne que l’atteinte de l’élimination du SIDA comme menace de santé publique (objectif de l’ONUSIDA pour 2030) nécessite non seulement de “ tenir” mais de “réinventer” la riposte, pour qu’elle tienne mieux les chocs, touche les populations marginalisées et crée des services publics accessibles.
La célébration de la JMS est donc une opportunité pour sensibiliser et remobiliser toutes les parties prenantes. En effet, les derniers résultats montrent que le Togo est sur la bonne voie en matière de lutte contre le VIH et les IST mais d’importants défis restent à relever pour l’atteinte de l’objectif durable 3.
« Au Togo, nous devons pérenniser les activités de soins de traitement pour les PVVIH, et renforcer les interventions de préventions notamment les jeunes et les adolescents. Une intervention majeure sur laquelle nous devons nous mobiliser davantage est celle du programme d’élimination du VIH, de la syphilis et l’hépatite virale B de la mère à l’enfant. En effet, l’infection des enfants nés des mères séropositives est une grande injustice pour les enfants et nous devons accélérer la mise en oeuvre de la stratégie afin d’avoir toute une génération sans SIDA à l’horizon 2030”, a indiqué le Professeur Vincent Palokinam PITCHE, Coordonnateur national su Secrétariat permanent du Conseil National de Lutte contre le SIDA et les Infections Sexuellement Transmissibles (CNLS-IST).

Il a également remercier les plus hautes autorités gouvernementales avec à leur tête le Président du Conseil, Faure Essozimna GNASSINGBE qui se sont engagés activement dans la riposte nationale en contribuant à la mobilisation des ressources financières internationales et domestiques pour soutenir la mise en oeuvre de la riposte au Togo.
A l’agenda de la commémoration de la journée mondiale dédiée à la lutte contre le SIDA, il y aura également des productions des supports de communication, des sensibilisations sur les réseaux sociaux par des influenceurs de renom, des diffusions de messages sur les télévisions togolaises, un jeu interactif “Connais-tu le VIH?” en ligne doté de prix, entre autres.
Aperçu des données sur la lutte contre le VIH au Togo
La prévalence qui était à 3,8% en 1999 est tombée à 1,7% au Togo en 2024. Entre 2010 et 2024, les nouvelles infections ont baissé de 60% et le nombre de décès liés au SIDA a diminué de 65%. A la fin de l’année 2024, 9200 PVVIH étaient sous traitement antirétroviral (soit 9 PVVIH sur 10) et 88% femmes enceintes séropositives ont été dépistées et mises sous traitement pour réduire l’infection à leur enfant à la naissance.
Les nouvelles infections aux VIH entre 2010 et 2024 sont passéses de 6300 en 2010 à 2100 en 2024 auprès de tout âge confondu, soit une réduction de 56%. Les décès liés au SIDA en 2024 sont estimés à 1800, soit une diminution de 68% entre 68% entre 2010 et 2024 chez toutes les PVVIH. Cette régression est de 69% chez les enfants de 0-14 ans. Le taux de stigmatisation et de discrimination national passe de 419 cas enregistrés en 2021 à 229 cas en 2024. Aussi, 16.222.306 préservatifs distribués, 2.454.677 personnes sensibilisées.
La rédaction
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