
Le 1er juillet dernier, l’Université de Kara (UK) et la Bluemind Foundation (BMF) ont officialisé un partenariat quinquennal, scellant une alliance stratégique destinée à conjuguer les forces de la recherche, de la formation et des actions communautaires.
La signature de cette convention, paraphée par la professeure Prénam Houzou-Mouzou, présidente de l’UK, et Marie-Alix de Putter, présidente fondatrice de la BMF, a rassemblé un large éventail d’acteurs : enseignants-chercheurs, professionnels de la santé mentale, étudiants et membres de la fondation. Cette union formalise une ambition partagée : créer un pont solide entre les travaux scientifiques, les politiques publiques et les réalités du terrain pour répondre aux défis pressants de la santé mentale au Togo et en Afrique.
Un cadre opérationnel pour une synergie d’expertises
L’accord s’articule autour de trois axes majeurs de coopération: le développement de programmes de formation conjoints, la conduite de recherches collaboratives et la mise en œuvre d’actions au plus près des communautés. Pour nourrir ces travaux, des outils communs de collecte et d’analyse de données seront élaborés. Ils alimenteront non seulement les publications scientifiques, mais aussi la formulation de recommandations destinées aux décideurs publics. Un comité de pilotage paritaire, composé de représentants des deux institutions, assurera le suivi des activités et l’évaluation des résultats, garantissant ainsi la transparence et l’efficacité de la coopération.
Dans cette dynamique de co-construction, l’Université de Kara met à disposition son expertise scientifique et technique. Elle facilitera l’accès aux enquêtes dans le strict respect des exigences éthiques, contribuera à la production et à la diffusion des connaissances, et veillera à la qualité académique des programmes développés avec la fondation.
Un partenariat au service du développement humain
Pour la professeure Prénam Houzou-Mouzou, ce partenariat s’inscrit parfaitement dans les orientations du plan stratégique 2026-2030 de l’université, qui place la recherche, l’innovation et l’intelligence collective au cœur de sa mission au service du bien-être des populations. Elle a souligné le rôle déterminant de la santé mentale dans la politique de transformation du Togo, qui mise sur le capital humain, l’inclusion sociale et la cohésion nationale.

« Ce partenariat est une opportunité unique pour nos enseignants-chercheurs, nos étudiants et les experts de la fondation de concevoir et d’expérimenter de nouvelles approches, tout en enrichissant les réflexions sur les politiques publiques », a-t-elle déclaré, rappelant que cette vision rejoint les orientations de l’UNESCO et du CAMES, qui encouragent les universités africaines à amplifier leur contribution au développement sociétal.
Une mobilisation collective pour des solutions « made in Africa »
Marie-Alix de Putter a insisté sur l’impératif d’une mobilisation de tous les acteurs – pouvoirs publics, universités, professionnels de santé, chercheurs, communautés et société civile – face aux enjeux de la santé mentale. Pour elle, cette convention est bien plus qu’un simple accord : elle jette les bases d’une coopération durable.
« Notre objectif est de développer des solutions conçues, expérimentées et validées en Afrique, par des institutions, des chercheurs et des communautés africaines », a-t-elle martelé, soulignant la force d’une synergie où chaque partie apporte sa pierre à l’édifice.
La coopération en action sur le terrain
En parallèle de ce partenariat structurant, la Bluemind Foundation poursuit ses actions concrètes dans la région de Kara. Après une session de formation de 120 coiffeuses lancée le 29 juin, la fondation a organisé un défilé de mode à Siou et une cérémonie de remise de diplômes les 3 et 4 juillet, illustrant ainsi la volonté de la coopération de produire des effets tangibles et immédiats sur le terrain.
La rédaction
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