
Placée sous le haut patronage du Président du Conseil, Faure Essozimna GNASSINGBE, la 3e édition de la Grande Rencontre des Compliance et Risk Officers (GRCRO) a ouvert ses portes ce mercredi 08 juillet à Lomé. L’événement, qui réunit près de 1 000 professionnels de 46 nationalités africaines, est consacré aux défis et opportunités de l’intelligence artificielle dans la détection des crimes financiers.
Lomé, consécration d’une capitale continentale de la lutte anti-blanchiment
Pour Me Nikada Batchoudi, Président de l’ATCO, cette 3e édition marque un tournant symbolique. « 2024 a été le principe, 2025 la confirmation, 2026 c’est la consécration. Lomé devient indiscutablement la capitale de la lutte contre le blanchiment des capitaux et le financement du terrorisme sur le continent africain », a lancé celui qui est également le Président du comité d’organisation, saluant le soutien personnel du Président Faure Gnassingbé à cette rencontre.

Il a remercié les partenaires privés et institutionnels – dont BPC, Eastnets, Vneuron, la BRVM ou encore FAGACE – ainsi que le gouvernement togolais pour son engagement constant, et particulier le Président du Conseil, Faure Essozimna GNASSINGBE pour avoir personnellement accepté de porter cette rencontre internationale.
L’IA, une arme à double tranchant pour les systèmes financiers
Organisée par l’Association Togolaise des Compliance Officers (ATCO), cette édition 2026 a choisi un thème d’une brûlante actualité : « la fraude, la corruption et les autres infractions sous-jacentes au blanchiment de capitaux et du financement du terrorisme à l’ère de l’intelligence artificielle. »
Dans son discours, le représentant du Groupe International d’Action contre le Blanchiment d’Argent (GIABA), Madicke Niang, a dressé un constat alarmant : l’intelligence artificielle a complexifié les méthodes criminelles. « Nous observons l’émergence de fraudes générées ou facilitées par l’IA, telles que les usurpations d’identité quasi indétectables, la manipulation de documents, ou la création de sociétés écrans à grande échelle », a-t-il expliqué.
Mais il a également rappelé que cette même technologie est une opportunité majeure pour les professionnels de la conformité : « Elle peut décupler notre capacité de détection, affiner nos analyses de risques et accélérer nos processus de vérification. »
Renforcement des dispositifs nationaux face au 3e cycle d’évaluation du GIABA
Le Directeur général de la Cellule Nationale de Traitement des Informations financières (CENTIF Togo), M. Tchaa Bignossi Aquiteme, a placé son intervention sous le signe des exigences du 3e cycle d’évaluation mutuelle du GIABA. Il a souligné la nécessité de produire du renseignement financier exploitable, de mener des enquêtes efficaces et de confisquer les produits illicites. »

Les secteurs financiers et non financiers sont appelés à renforcer leurs dispositifs de contrôle interne et à tirer profit des opportunités offertes par l’IA pour améliorer la détection des comportements atypiques », a-t-il insisté, appelant à des investissements durables dans les technologies et les compétences humaines.
La coopération régionale, clé de la résilience financière
En ouvrant officiellement les travaux, le ministre Badanam Patoki a salué le leadership du Président Gnassingbé, dont « l’ambition est de faire du Togo une économie moderne, compétitive et résiliente, offrant un environnement des affaires fondé sur la sécurité juridique, la transparence et l’intégrité ».
Il a rappelé les réformes engagées par le Togo pour renforcer son dispositif national de LCB-FT, affirmant que seule une coopération régionale renforcée permettra de préserver l’intégrité des systèmes financiers face à la montée en puissance des criminalités numériques.
Un prix panafricain pour le Président Faure
Le point d’orgue de la cérémonie d’ouverture a été la remise du Prix panafricain de la lutte contre le terrorisme et le blanchiment des capitaux au Président du Conseil, Faure Essozimna Gnassingbé. Cette distinction, décernée par le réseau international des experts de la GRCRO, a été reçue en son nom par le ministre de l’économie et de la veille stratégique, Badanam Patoki.

Pendant les deux jours d’échanges, d’ateliers et de partage d’expériences, les participants devront plancher sur des cas concrets d’usage de l’IA pour traquer la fraude et la corruption en Afrique.
La rédaction
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