
Le ministre de l’administration territoriale, Hodabalo Awaté, a rappelé à l’ordre les 117 communes du pays après l’adoption de leurs budgets primitifs. Cette mise en garde ferme intervient face à un phénomène jugé inquiétant : de nombreuses municipalités présentent des budgets jugés excessifs, voire irréalistes, au regard de leurs capacités financières réelles.
Selon le ministère, les projections budgétaires de plusieurs communes manquent de cohérence. Les ambitions affichées – qu’il s’agisse d’entretien des routes, d’assainissement, de salubrité, de réhabilitation de caniveaux, d’installation de feux tricolores ou de réalisation de forages – dépassent souvent les ressources disponibles, créant un déséquilibre préoccupant entre les projets et les moyens.
Constat: des municipalités auraient ainsi surestimé leurs capacités, sans intégrer suffisamment les contraintes économiques nationales. Pour 2026, l’enveloppe totale de l’État destinée au Fonds d’appui aux collectivités territoriales s’élève à 12 milliards de FCFA, une somme à répartir entre toutes les communes.
En réaction, le gouvernement a décidé d’un réexamen strict des budgets communaux du 13 au 16 janvier prochains. Cet examen sera décisif pour leur approbation finale. L’objectif est clair : réajuster les dépenses aux ressources réelles, tout en préservant les projets essentiels.
Les élus locaux sont donc appelés à faire preuve de rigueur et de responsabilité. Il leur est demandé de hiérarchiser les priorités, d’opérer des choix stratégiques et, le cas échéant, de différer certains projets. L’accent doit être mis sur des actions à fort impact socio-économique.
Le message est sans équivoque : le réalisme budgétaire est désormais une obligation. La période des budgets « gonflés » ou déconnectés des réalités est révolue. Dans la gouvernance locale, l’efficacité, la cohérence et la responsabilité doivent désormais primer.
Edoh
Pour vos reportages, annonces et publicités, contactez (00228) 91284171/79910266; E-mail: maximinayena@gmail.com


