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PIA: l’ACP bannit l’improvisation et érige la prévention des risques en réflexe

À la Plateforme Industrielle d’Adétikopé (PIA), l’improvisation est interdite de séjour. Pas par excès de zèle administratif, mais parce qu’elle tue. C’est la doctrine assumée par l’Administration chargée du Contrôle et de la Police de la PIA, l’autorite de coordination de la plateforme (ACP-PIA), dirigée par le Lieutenant-colonel Idiola Sandah : un accident n’est jamais un hasard, c’est une prévention qui a manqué. Ici, on ne gère pas le danger quand il arrive. On l’empêche d’arriver.

En amont, l’analyse des dangers et des moyens de prévention correspondants

Les mesures de protection sont arrêtées avant toute intervention. Cette discipline évite l’improvisation, source fréquente d’accidents en milieu industriel.À la PIA, aucune activité ne démarre sans son « permis de sécurité ». Chaque tâche est disséquée en amont : quel danger ? Quelle probabilité ? Quelle barrière ?

Sous la supervision de l’ACP-PIA, chaque entreprise installée sur la plateforme est tenue d’avoir son propre système de gestion des risques et une organisation HSE – Hygiène, Santé, Sécurité, Environnement – avec des responsables compétents. Ils repèrent les risques, proposent des correctifs et suivent de près les conditions de travail. Leur travail: anticiper, corriger et suivre au quotidien.

La logique est renversée : ce n’est pas à l’ouvrier de s’adapter au danger, c’est au danger d’être neutralisé avant l’arrivée de l’ouvrier.

Tâches à haut risque : verrouiller la compétence avant l’intervention

Soudure, travail en hauteur, espace confiné, excavation : la PIA a identifié son carré des tâches à haut risque. La règle est simple et non négociable : seuls les agents formés, qualifiés et informés y ont accès.Personne ne met les pieds sur une zone d’intervention sans briefing sécurité préalable. Ce verrou protège l’opérateur lui-même, mais aussi toute la chaîne autour de lui. En réservant le geste dangereux à la main experte, la plateforme a banni l’amateurisme de son vocabulaire.

Équipements de protection : contrôler pour installer le réflexe

Casque, gants, lunettes, harnais, chaussures de sécurité : à la PIA, l’equipement de protection individuelle (EPI) n’est pas une option que l’on porte pour la photo. Son port est contrôlé, rappelé, exigé. L’objectif de l’ACP-PIA n’est pas de sanctionner, mais de créer un réflexe. À force de contrôle, le geste de sécurité devient un automatisme, comme boucler sa ceinture. Une barrière physique et mentale entre le risque identifié et le corps du travailleur.

Selon l’ACP-PIA, cette discipline a un effet direct : elle réduit le nombre d’accidents et enracine une véritable culture de la sécurité sur la plateforme. Le contrôle doit aider chacun à intégrer ces gestes jusqu’à en faire un réflexe quotidien. L’équipement n’est donc pas un accessoire : c’est une barrière concrète entre le danger et l’ouvrier..

Incendie et urgences : préparer la réponse avant la crise

Même philosophie pour le feu. On ne l’attend pas. On le traque. Chaque unité de production doit réaliser des audits spécialisés pour cartographier ses sources d’inflammation, calculer sa charge calorifique et dimensionner ses protections. Extincteurs vérifiés et en nombre suffisant, poteaux d’incendie alimentés en permanence quand l’activité l’exige, interdiction totale du brûlage de déchets à ciel ouvert : tout est normé.

L’administration veille à l’installation d’équipements de lutte contre le feu conformes aux normes. Les extincteurs doivent être disponibles en nombre suffisant et vérifiés régulièrement. Lorsque la nature des activités l’exige, des poteaux d’incendie alimentés en permanence sont mis en place. Le brûlage de déchets à ciel ouvert est proscrit dans toute la zone industrielle.

Aussi chaque entreprise doit disposer de plans d’urgence qui fixent les procédures d’évacuation, les responsabilités de chacun et les moyens de communication à activer. Des exercices de simulation, organisés à intervalles réguliers, testent ces plans et habituent le personnel aux bons réflexes. Les équipes gagnent en réactivité, et les conséquences humaines, matérielles et environnementales d’un événement imprévu sont réduites.

Avoir un plan d’urgence, c’est bien. Savoir l’appliquer les yeux fermés, c’est mieux. Résultat : moins de panique, moins de pertes humaines, matérielles et environnementales.

Santé au travail : prévenir l’atteinte avant qu’elle ne s’installe

Le dispositif est complété par un volet santé : sensibilisation, éducation sanitaire, formation continue, postes de premiers secours et assistance médicale adaptée. Une politique qui prévient les maladies professionnelles et qui s’accompagne d’une ligne rouge : le respect strict du droit du travail et la tolérance zéro pour le travail des enfants.

Au final, la méthode Sandah fait plus que protéger. Elle rassure. En faisant de la prévention une discipline industrielle et non une formalité administrative, l’ACP-PIA fait de la PIA un argument commercial : un site où la performance économique ne se fait pas au détriment de l’homme et de l’environnement. Et où la sécurité est devenue le premier produit fabriqué.

La rédaction

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