Autant rien n’est plus menteur que de nier les problèmes qui, ici comme ailleurs, s’avèrent parfois dans l’ignescence de leurs réalités dépressives, et dans la vive exaspération des frustrations qu’elles peuvent engendrer, autant rien n’est plus trompeusement menteur que ce pessimiste impulsif, je dirai réactionnaire que, pour des raisons politiques obscures, certains cherchent à répandre dans les esprits.
Ce pessimisme radical, violent, véritable projet turpide de décitoyennisation, est utilisé comme le moyen terrible d’une manipulation terrifiante, en ce sens qu’il voudrait nous convaincre de désespérer du seul endroit au monde dont nous soyons sûrs qu’il est le nôtre, c’est-à-dire notre pays le Togo ! Le seul endroit dont tous les natifs ont vu leurs AHONKANS enterrés. Non, le tableau n’est pas aussi désespérément noir que certains voudraient exagérément le faire accroire.
S’il est bien vrai que ce que le peuple togolais a consenti comme sacrifices pour tenir debout malgré les difficultés est tout simplement extraordinaire, il est aussi vrai que ce que le président Faure a accompli sans relâche, de là où il a trouvé le pays, est exemplairement considérable ! Si même cela semble pour le moment insuffisant pour étancher complètement la soif et assouvir pleinement la faim et que des rêves conçus s’envolent pour des conquêtes plausibles.
Et pourtant, que de vicissitudes et d’épreuves ! Que d’obstacles, que de liens à renouer pour maintenir à flot le navire Togo dans la tempête mondiale ! Car, l’idée que la République, en aucun temps quelconque, ne saurait renoncer à sa mission qui consiste à adoucir la vie de ses citoyens et de les protéger n’a fléchie ; elle n’a jamais connu dans l’esprit profond du président Faure la moindre baisse d’intensité. Toute son âme est vouée à cette tâche. Son cœur, Ô combien pétri d’humanité, totalement acharné à l’œuvre ; une œuvre avec laquelle il s’est établi une sorte D’OSMOSE DESTINALE.
En effet, les événements, dans la vie des nations, ont trop souvent de malheurs en eux-mêmes, pour ne pas y voir, y discerner les négligences et les insuffisances qui les ont fait naître.
Aussi, dans tous ces malheurs qui frappent nos États, chaque État verrait plus clair dans l’obscurité de ses propres malheurs si les hommes acceptaient d’ausculter leurs propres démons, c’est-à-dire de plonger un instant dans les fonds troubles de leurs propres turpitudes pour y projeter quelques lumières de vérités parfois difficiles à entendre, et à assumer leur part de responsabilité.
Au vu des circonstances, et au su des réclamations qui sont défavorablement formulées, la politique devra se faire bien différente de l’image qu’elle a caricaturalement donné d’elle. Elle devra réflexivement signifier autre chose dans l’esprit d’une partie considérable des citoyens du monde que : mauvaise gouvernance et corruption. Il faut redorer le blason de la politique, lui redonner ses lettres de noblesse. Certes, la politique ne peut pas tout faire, mais ce qu’elle peut faire, elle doit bien le faire pour que chacun y trouve sa part ; la part de responsabilité qui est celle de la politique, elle ne doit jamais y renoncer pour que ce pessimisme violent, radical, impulsif, réactionnaire ne prospère pas notre pays.
Le GCE Cyr ADOMAYAKPOR
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