
Une présence remarquée, le mardi 27 octobre dernier au Forum panafricain des leaders au Palais des Congrès de Lomé; celle du Colonel Idiola Sandah, Administrateur général de l’Autorité de coordination de la Plateforme industrielle d’Adétikopé (ACP). Elle a déplacé le curseur du débat : au-delà du numérique et de l’entrepreneuriat, c’est la question industrielle qui a été posée comme condition de l’émancipation économique de la jeunesse africaine.
Un thème ambitieux, une réalité à confronter
Placée sous le thème de l’entrepreneuriat et des transformations numérique et écologique au service de la jeunesse africaine, la rencontre a réuni décideurs, entrepreneurs et jeunes innovateurs autour d’une ambition partagée : offrir au continent un avenir à la hauteur de sa démographie.
Mais derrière les promesses du digital et de la transition écologique, une question lancinante demeure : comment une jeunesse peut-elle entreprendre durablement dans des économies qui continuent d’exporter leurs matières premières à l’état brut ? C’est précisément sur ce terrain que la présence du colonel Idiola Sandah pour porter la voix de l’industrie, se justifie.
Adétikopé, la démonstration par le concret
À travers la dynamique portée par la Plateforme industrielle d’Adétikopé (PIA), l’ACP défend un modèle de développement fondé sur trois piliers : l’investissement, la transformation locale des matières premières et la création d’emplois.

La présence du colonel Sandah à ce forum a ainsi permis de rapprocher les échanges sur le leadership des jeunes des réalités du secteur industriel. Là où beaucoup de rencontres s’arrêtent aux intentions, la PIA oppose une logique de terrain : offrir aux compétences locales un cadre où elles peuvent se valoriser et donner naissance à de nouvelles activités économiques.
Cette approche illustre, dans un contexte où l’Afrique cherche à offrir davantage de perspectives à sa jeunesse, l’importance des infrastructures industrielles comme socle de l’entrepreneuriat.
Le leadership, une question de cohérence
Diriger une plateforme industrielle, c’est faire montre de leadership, c’est porter une vision du développement — celle d’un Togo qui refuse de rester au bas de la chaîne de valeur mondiale.
Dans un contexte où le panafricanisme économique cherche encore ses modèles concrets, l’expérience de la PIA constitue un laboratoire. Elle rappelle que la souveraineté industrielle n’est pas un slogan : c’est un chantier, avec des investissements, des formations et des emplois à la clé.
Le profil du colonel Sandah, à la croisée de l’organisation et du développement économique, donne à son message une crédibilité particulière : parler de l’emploi des jeunes quand on coordonne une plateforme industrielle, ce n’est pas de la rhétorique, c’est un engagement quotidien.
Faire dialoguer jeunesse et industrie : l’enjeu de demain
La participation du responsable de l’ACP à ce forum souligne l’intérêt de renforcer les liens entre les initiatives en faveur de la jeunesse et les politiques de développement industriel.

L’enjeu est clair : faire de l’innovation et de l’entrepreneuriat des leviers durables de création de richesses et d’emplois au Togo. Mais cela suppose que les jeunes ne soient plus seulement des cibles de programmes, mais de véritables partenaires de la transformation industrielle du continent.
À Lomé, ce mardi 27 octobre 2026, le colonel Idiola Sandah n’a pas seulement représenté une institution. Il a rappelé une évidence que l’Afrique gagnerait à ne plus oublier : la jeunesse du continent ne sera sauvée ni par les seuls discours, ni par les seuls capitaux. Elle le sera par des usines qui tournent, des compétences qui s’emploient et une volonté politique qui transforme les promesses en production.
Ognadon
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