
Dans la nuit du 12 au 13 juillet dernier, le cimetière du quartier Djigbé, situé à Gati-Agodou (commune du Zio 1), a été le théâtre d’un acte d’une rare barbarie. Trois sépultures ont été ciblées et sauvagement violées par des individus non identifiés, qui ont non seulement ouvert les cercueils, mais également emporté des parties de corps en décomposition.
Parmi les trois tombes profanées, deux ont pu être formellement identifiées : celle d’une femme, inhumée il y a trois mois, et celle d’un jeune homme, reposant dans la terre depuis à peine deux semaines. L’identité du défunt occupant la troisième fosse, dont la pierre tombale a également été brisée, reste pour l’heure inconnue. Les cercueils, sortis de leurs alvéoles, ont été forcés et vidés de leurs dépouilles mortelles, laissant les cavités béantes sous les yeux des habitants médusés.
Pour les familles endeuillées et les riverains de Djigbé, cette profanation multiple est vécue comme un véritable sacrilège. Jamais, de mémoire d’homme, le petit cimetière du quartier n’avait été souillé de la sorte.
« Cela ne s’est jamais produit auparavant dans notre village, du moins depuis que je suis né. Que ces trois morts soient ainsi dérangés est une infamie. Les coupables doivent être retrouvés pour répondre de leurs actes », a martelé un membre de l’une des familles touchées, sous le choc.
Alertés dès les premiers signalements, les éléments de la gendarmerie locale se sont immédiatement rendus sur les lieux, en présence des proches des trois défunts. Les militaires ont procédé aux constatations d’usage autour de ces trois sépultures, espérant recueillir des indices techniques.
Une enquête a été ouverte afin de déterminer dans quelles conditions ces trois tombes ont été spécifiquement ciblées et pour identifier les auteurs de ce geste macabre qui trouble profondément la sérénité de Gati-Agodou.
Edoh
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