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Grand Lomé : libérer le domaine public avant le 20 novembre 2026, ou payer le déguerpissement

Le comité ad hoc chargé de lutter contre l’occupation irrégulière du domaine public dans le Grand Lomé, durcit le ton. Dans un communiqué rendu public le 3 novembre, il fixe une échéance claire aux occupants : libérer les espaces concernés au plus tard le 20 novembre 2026. Passé ce délai, les services compétents procéderont au déguerpissement, aux frais des contrevenants.

Un ultimatum avec facture à la clé

Au Grand Lomé, l’heure n’est plus seulement à la sensibilisation. Le comité ad hoc veut passer à l’exécution. Selon son communiqué, les installations non autorisées persistent malgré les opérations de désencombrement menées en février 2023. Une situation que l’instance juge incompatible avec la sécurité des usagers et la fluidité de la circulation.

Le message est donc direct : les occupants irréguliers doivent prendre leurs dispositions dès la publication du communiqué. Après le 20 novembre 2026, les opérations seront menées par les services compétents, en liaison avec les autorités communales concernées. Et la note sera salée : les frais de libération des espaces occupés irrégulièrement seront supportés par les contrevenants, conformément à la réglementation en vigueur.

Routes, trottoirs, jardins : ce que recouvre le domaine public

Le communiqué rappelle que le domaine public ne se limite pas aux grandes artères. Il comprend notamment les routes, les trottoirs, les parkings, les jardins publics, les espaces verts et les réseaux de transport public. Leur utilisation est encadrée par des règles destinées à préserver la sécurité, l’esthétique et la fonctionnalité des espaces collectifs.

Parmi les occupations interdites, le comité cite les étalages commerciaux, les baraques et points de vente non réglementés, ainsi que l’installation de conteneurs à usage commercial. Le stationnement anarchique ou l’abandon de véhicules sont également proscrits. Il en va de même du dépôt de gravats, de sable et de matériaux de construction sur les trottoirs, de l’affichage publicitaire non réglementé, de l’abandon de déchets et de la fourniture de services aux établissements irrégulièrement installés.

Sécurité, inondations, circulation : les vrais enjeux

Derrière cet ultimatum, il y a des conséquences bien concrètes pour le quotidien des habitants. Selon le comité, ces occupations augmentent les risques d’accidents, favorisent les embouteillages et peuvent retarder les interventions d’urgence. L’obstruction des caniveaux par les déchets et les matériaux contribue aussi aux inondations, tandis que l’encombrement dégrade le cadre urbain.

La libération des emprises doit, à l’inverse, améliorer la sécurité routière, faciliter les déplacements et permettre aux secours d’intervenir plus rapidement. Elle doit également favoriser l’assainissement et l’embellissement de la ville. Le comité y voit aussi une condition pour accélérer les travaux d’aménagement des espaces publics, notamment la création d’aires de repos et les initiatives d’embellissement de la capitale.

Vers un Grand Lomé plus fluide ?

Pour le comité ad hoc, cette opération constitue une étape des efforts d’assainissement urbain et d’amélioration de la circulation dans le Grand Lomé, au bénéfice des usagers. Reste à savoir si l’échéance du 20 novembre 2026 suffira à convaincre les occupants de libérer volontairement les lieux. Une chose est sûre : après cette date, le déguerpissement ne sera plus une menace, mais une opération avec une facture pour les contrevenants.

La rédaction

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