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Bassin transfrontalier du fleuve Momo: le processus de développement de l’ADT/PAS enclenché

Lomé accueille depuis ce mardi 11 novembre 2025, un atelier de lancement et formation régionale des membres du comité technique transfrontalier du Bassin du Mono sur l’Analyse Diagnostic Transfrontalière (ADT) et l’élaboration du Programme d’Action Stratégique (PAS).

Le Secrétaire général du Ministère délégué auprés du Ministre de l’Aménagement du Territoire chargé de l’Eau et de l’Assainissement, M.Yawo Ewoenam Zegue, a présidé l’ouverture des travaux en présence du Directeur exécutif de l’Autorité du Bassin du Mono (ABM), M. Dadja Gnakpaou, du Directeur des ressources en eaux, Konlani Gninpale, de la Représentante de l’Observatoire du Sahara et du Sahel (OSS), Mme Apolline Bambara, du représentant du Partenariat Mondial de l’eau en Afrique de l’ouest (GWP-AO) M. ILBOUDO Hilaire ainsi que le représentant de l’Union Internationale de la conservation de la Nature (UICN).

La rencontre est organisée dans le cadre du Projet: “Initiative Régionale pour l’Eau et l’Environnement dans le bassin transfrontalier du fleuve Mono (IREE-Mono)”, approuvé par le Fonds pour l’Environnement Mondial (FEM) en décembre 2023 à hauteur de 5 millions de USD pour une durée 4 ans, et mise en oeuvre conjointement l’ABM, l’OSS, le GWP-AO, en collaboration avec l’UICN.

Experts, consultants et membres du comité technique transfrontalier du Bénin et du Togo ayant en commun le Bassin du Mono, prennent part à cet atelier dont l’objectif est d’informer, mobiliser et engager les différentes parties prenantes, en l’occurrence, les institutions nationales, les membres du comité technique transfrontalier, les partenaires techniques et financiers, autour des objectifs, de la démarche méthodologique, des livrables attendus et du calendrier de mise en œuvre de l’ADT et du PAS.

“Dans le cadre de cet atelier, Il s’agira de poser les bases d’un diagnostic scientifique et participatif qui permettra d’identifier le problématiques majeures, d’’en comprendre les causes profondes et de convenir des solutions les plus adaptées à notre contexte transfrontalier. Ce processus vise à doter le Bassin de Mono d’un outil de planification stratégique partagé garantissant la cohérence des actions menées par les deux pays et leurs partenaires pour une gestion efficiente et durable des ressources en eau “, a précisé à M. Yawo Ewoenam Zegue ,ouvrant les travaux au nom du ministre délégué auprés du Ministre de l’Aménagement du Territoire chargé de l’Eau et de l’Assainissement.

Il a également réaffirmé la pleine disponibilité du gouvernement togolais à collaborer étroitement avec l’ensemble des institutions nationales et régionales afin de consolider le partenariat mise en place et d’assurer la mise en oeuvre harmonieuse de ce processus placé sous la coordination de l’ABM et l’appui technique de l’OSS dans l’évaluation intégrée, la modélisation hydrologique, la planification stratégique ainsi que le renforcement de capacités.

“L’OSS reste pleinement mobilisée en faveur de la sécurité hydrolique, le renforcement de la résilience au climat et de la solidarité regionale en droite ligne avec sa stratégie 2030”, a déclaré pour sa part sa représentante Mme Apolline Bambara.

Pendant cinq jours, les participants auront à examiner la démarche proposée, à valider la feuille de route et à préciser le rôle de chaque acteur, mais aussi à échanger sur les mécanismes coordination et de suivi qui garantiront la cohérence des actions menées au niveau national et transfrontalier dans le cadre de l’ADT assortie du PAS.

Selon le Directeur exécutif de l’ABM, l’ADT est “une activité qui vise à fournir fournir une évaluation scientifique et participative du bassin du fleuve Mono, les menaces auxquelles les ressources dudit bassin font face, leurs causes profondes, et un mécanisme conjoint de prise de décision”.

L’ADT constitue ainsi une base technique essentielle pour l’élaboration du Programme d’Action Stratégique (PAS) qui définira les actions prioritaires, les responsabilités et les cibles. Il sera conjointement élaboré et appliqué par les gouvernements des deux pays de ABM, à travers une série de plans nationaux qui définiront les mesures à prendre par chaque partie afin d’assurer l’utilisation durable des ressources du bassin au bénéfice des générations présentes et futures.

Cet atelier est donc une étape importante dans l’atteinte d’une vision commune, celle d’un Bassin du Mono résilient inclusif et porteur de développement durable où chaque communauté bénéficie d’une eau potable de qualité en quantité suffisante et des services d’assainissement sûrs grâce une gouvernance commune fondée sur la science, la concertation et la transparence.

D’une superficie de 24 300 km², à raison de 21 300 km² pour le Togo (88%) et de 3 000 km² pour le Bénin (12%), le Bassin du fleuve Mono est partagé par le Togo et le Bénin. Le cours principal du fleuve Mono, coule du nord vers le sud sur 530 km, pour se jeter dans l’océan Atlantique. Sur une population totale estimée à 3500 000 habitants en 2020, la portion togolaise du bassin du Mono abrite 58% et la portion béninoise 42%.

Ce Bassin qui joue un rôle très important dans les activités socio-économiques des deux Etats, notamment l’agriculture irriguée, la production hydroélectrique, la pêche, l’élevage, l’exploitation minière, le tourisme, est confronté à plusieurs défis, parmi lesquels la dégradation des ressources en eau et des écosystèmes, les impacts du changement climatique marqués par les inondations et sécheresses récurrentes, la faible valorisation et maîtrise des ressources en eau et une croissance démographique rapide.

La rédaction

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