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Lutte contre la corruption: 50 éducateurs se forment à Lomé pour enseigner l’intégrité dans l’éducation au Togo

« Éduquer les enfants, et il ne sera pas nécessaire de punir les hommes ». C’est par cette maxime du philosophe et mathématicien grec Pythagore que le président de la Haute Autorité de Prévention et de Lutte contre la Corruption et les Infractions Assimilées (HAPLUCIA), M. Aba Kimelabalou, a lancé ce lundi 18 mai à Lomé, une série d’ateliers de formation à l’éducation à l’intégrité, honnêteté et le rejet du favoriser destinés aux éducateurs du primaire et aux acteurs de l’éducation non formelle.

Jusqu’au 23 mai à l’Hôtel la Concorde, une cinquantaine d’enseignants, d’inspecteurs, de spécialistes de l’éducation non formelle et d’agents de la HAPLUCIA vont renforcer leurs compétences en pédagogie participative de la lutte contre la corruption.

L’initiative s’inscrit dans le projet d’intégration de l’éducation à la lutte contre la corruption dans les curricula d’enseignement et de formation au Togo, mené avec le ministère de l’Éducation nationale et l’appui technique de l’Office des Nations Unies contre la drogue et le crime (ONUDC) via l’initiative GRACE.

L’école, « premier rempart contre toutes les formes de déviance »

Pour M. Kimelabalou, la citation de Pythagore résume l’ambition nationale : « La véritable transformation commence par l’éducation, c’est-à-dire par la formation de citoyens honnêtes, responsables, respectueux du bien public et attachés aux principes d’intégrité et de justice », a-t-il déclaré en saluant le leadership du président du Conseil, Faure Essozimna Gnassingbé, dont la feuille de route 2025-2030 place la promotion de l’éthique au cœur du système éducatif.

Représentant le ministre de l’Éducation nationale, l’inspecteur Nouwossan Komlan a renchéri : « L’éducation constitue le premier rempart contre toutes les formes de déviance. C’est dès le jeune âge que se construisent les comportements citoyens et le respect du bien commun ».

Des contenus adaptés selon l’âge

L’experte de l’ONUDC, Mme Isatou Batonon, a détaillé l’approche pédagogique : chez les plus jeunes, l’accent sera mis sur le respect, l’honnêteté et le vivre-ensemble ; pour les apprenants plus âgés, les mécanismes et conséquences de la corruption seront progressivement abordés.

« Investir dans l’éducation des jeunes, c’est préparer une société fondée sur l’éthique et la responsabilité », a-t-elle souligné.

Après une phase de Lomé, le programme sera étendu à l’ensemble du pays. L’objectif est de constituer un réseau national de formateurs capables de diffuser durablement les valeurs d’intégrité, de rejet du favoritisme et de préservation du bien public – de la maternelle à l’université, en passant par l’éducation non formelle.

« Ce que l’éducation plante dans l’esprit et le cœur des jeunes finit toujours par façonner l’avenir d’une nation », a rappelé M. Kimelabalou, citant Kofi Annan.

Avec cette formation, le Togo espère semer dès aujourd’hui les graines d’une génération qui rendra la punition des hommes moins nécessaire.EdohLa rédaction

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