Pouvoirs publics, notamment les ministères sectoriels, les partenaires techniques et financiers, le secteur privé, les organisations professionnelles et les centres de recherche, ont en effet pris part, ce jeudi 21 août 2005, à Lomé à atelier national de plaidoyer pour un investissement accru et durable dans le secteur de l’élevage au Togo.
La rencontre est organisée par le Ministère en charge de l’Élevage, avec l’appui technique et financier de la Banque Africaine de Développement (BAD), à l’Institut International de Recherche sur l’Élevage (ILRI) et à la FAO.
Son objectif est de mobiliser les partenaires techniques et financiers, bailleurs, les organisations d’éleveurs et les acteurs scientifiques, à définir les priorités d’investissement, à soutenir les initiatives locales et à construire ensemble une feuille de route partagée pour le développement de l’élevage au Togo.
Le secteur constitue une source de revenus pour près d’un quart des ménages ruraux et joue un rôle structurant dans la sécurité alimentaire et nutritionnelle du Togo. Il contribue à près de 7% au PIB. En 2023, la production de viande était estimée à soixante-huit mille zéro trente-six (68036) tonnes, celle des oeufs à 250 millions d’unités, et celle du lait à 12350 tonnes.
Malgré les efforts engagés, le secteur demeure confronté à un certain nombre de contraintes structurelles, notamment le manque de specialisation et de professionnalisation des acteurs, la gouvernance perfectible des filières, l’insuffisance d’infrastructures modernes, l’absence de stratégies commerciales adaptées, et surtout la faiblesse persistante du financement du secteur. Conséquence, les importations très coûteuses accentues la dépendance et fragilise la sécurité alimentaire du Togo.
A l’ouverture des travaux, Le ministre de l’environnement et des ressources forestières, Katari Foly-Bazi, représentant le ministre d’Etat, ministre des ressources halieutiques, animales et de la réglementation de la transhumance, a souligné l’importance stratégique de cet atelier national de plaidoyer pour un investissement accru et durable dans le secteur de l’élevage au Togo.
ll a également insisté sur la nécessité de fédérer les efforts de tous les acteurs dans une démarche de co-construction en vue d’émettre des propositions concrètes et réalisables émergent, permettant de guider avec pertinence, les actions futures dans le secteur.
Remerciant, les partenaires la Banque Africaine de Développement (BAD), à l’Institut International de Recherche sur l’Élevage (ILRI) et à la FAO, pour leur contribution déterminante dans l’organisation de l’atelier, il a enfin rappelé la politique du gouvernement sous le leadership du Président du Conseil, Faure GNASSINGBE, est faire de l’élevage un secteur moderne, résilient et moteur d’emplois durables pour la jeunesse et les femmes. Cette vision s’inscrit pleinement dans la feuille de route gouvernementale 2025, qui vise à renforcer la production nationale, à réduire la dépendance aux importations et à garantir une autosuffisance alimentaire durable, pilier essentiel de la sécurité alimentaire et du développement économique du Togo.
Les recommandations
L’atelier national de plaidoyer pour un investissement accru et durable dans le secteur de l’élevage au Togo, a pris fin sur un certain nombre de recommandations, notamment la cartographie des mécanismes de financement des acteurs existants, l’extension du modèle des agrégateurs aux autres acteurs de l’élevage, la recherche d’un équilibre entre les besoins de la consommation humaine et la consommation animale, le renforcement des projets structurants autour de la filière bétail-viande, la prise en compte de la filière poisson dans la programmation, et la mobilisation du financement privé en mettant en place des mesures incitatives.
La feuille de route
Pour l’opération de ces recommandations et dans le but d’atteindre l’objectif final qui est de l’élevage au Togo, un secteur compétitif, inclusif et durable, une feuille de route en plusieurs étapes à franchir d’ici décembre 2025, a été adopté. Il s’agit de la mise en place d’une équipe technique élargie aux autres secteurs, le développement et la validation de la note conceptuelle du programme et de la proposition de requête à la BAD, la transmission de la note conceptuelle et de la requête au ministère de l’économie et des finances, la transmission de la note conceptuelle à la BAD et enfin une mission d’identification de la BAD au Togo.
Edoh
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