
La deuxième édition du Salon International de l’Entrepreneuriat Féminin (SIEF) s’est ouverte vendredi à Lomé par un colloque scientifique consacré au thème: « Les nouvelles figures du risque en Afrique », réunissant chercheurs, entrepreneures, investisseurs et décideurs autour des défis émergents auxquels font face les femmes entrepreneures sur le continent.
L’interdisciplinarité au cœur de la réflexion
Le ton de ce rendez-vous académique la Fondation Citoyens d’Afrique, a été donné par le ministre en charge de l’Enseignement supérieur et de la Recherche, le Professeur Gado Tchangbedji, en présence du Professeur Kossivi Hounaké, président de l’Université de Lomé, du Dr Kayi Dogbé, présidente du SIEF, et de plusieurs personnalités dont Binta Saneh (PNUD), Emily Gray (CEDEAO), Nabou Fall, Khardiata Lo Ndiaye, ainsi que la représentante de Yas Togo.
Dans son discours d’ouverture, le ministre Gado Tchangbedji a appelé les chercheurs à adopter une approche interdisciplinaire pour appréhender la complexité des risques contemporains.
« Les nouvelles figures du risque ne peuvent être appréhendées sous un seul angle. Elles nécessitent un dialogue permanent entre le droit, les sciences politiques, l’économie, la sociologie, la géographie, les sciences de l’environnement, la santé publique, l’informatique et l’intelligence artificielle », a-t-il affirmé, soulignant que cette interdisciplinarité constitue « une condition essentielle pour produire une recherche utile à la société ».
Une ambition scientifique et éditoriale
Le Dr Kayi Dogbé, présidente de la Fondation Citoyens d’Afrique, a précisé que ce colloque vise à enrichir la recherche scientifique en explorant des problématiques inédites liées aux risques contemporains.
« Le risque, tout comme le genre, est transversal. Face aux mutations technologiques, industrielles et environnementales, de nouvelles formes de menaces émergent. Il était essentiel de consacrer une réflexion scientifique à ces nouvelles réalités », a-t-elle confié à la presse.
La publication des actes du colloque devrait contribuer à renforcer les bibliothèques universitaires et à alimenter les travaux de recherche à l’échelle internationale.
Une leçon inaugurale sur la gouvernance des risques
L’ouverture des travaux a été marquée par une leçon inaugurale du Professeur titulaire Atchrimi Tossou, Directeur de l’Institut des Métiers et de la Mer de l’Université de Lomé, qui a interrogé la problématique de la gouvernance des risques en Afrique face aux mutations contemporaines.
Les échanges scientifiques se poursuivent autour de thématiques variées, abordant aussi bien les risques cognitifs liés à l’intelligence artificielle que les défis posés par les changements climatiques ou les enjeux du financement et de l’investissement.
Un programme alliant recherche et formation
Le salon, qui s’achève ce samedi, propose également une Académie panafricaine de l’entrepreneur ainsi que trois ateliers de formation destinés aux femmes entrepreneures, animés par des expertes venues de plusieurs pays africains sur l’intelligence artificielle, la garantie des risques et la gestion du temps.
Une cérémonie officielle de remise de récompenses bouclera la boucle en soirée. Plusieurs prix vont être décernés lors de cette apothéose, en l’occurrence le Grand Prix Africain YAS de l’Entrepreneuriat Féminin doté de 5 millions de FCFA, le Prix de l’Excellence féminine de la Fondation Nana Anè XV, le Prix de l’Entrepreneur social, du Prix de l’Audace féminine, soutenu par la CEDEAO, ainsi que de plusieurs autres récompenses.
La rédaction
Pour vos reportages, annonces et publicités, contactez (00228) 91284171/79910266; E-mail: maximinayena@gmail.com


