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Lutte contre le mariage des enfants: WiLDAF-AO toujours dans l’action

Engagé dans la lutte contre ce fléau à travers son initiative majeure, Agir pour l’Abandon du Mariage des Enfants (AAME) au Togo et au Mali, ce réseau panafricain d’ONG de droits des femmes et d’individus, a organisé, le jeudi 04 septembre 2025 à Lomé, un dialogue politique régional.

Ont pris part à ce dialogue politique régional, des décideurs politiques, juristes, organisations de la société civile, institutions nationales et régionales, du Togo, du Mali et d’Afrique de l’Ouest.

Sous le thème: “ Vers une amélioration du cadre légal de protection de la jeune fille pour l’abandon des mariages d’enfants en Afrique de l’Ouest (Togo et Mali), ce dialogue politique s’inscrit dans le cadre du projet “ Justine”, soutenu par Urgent Action Fund, qui vise à mettre fin aux mariages d’enfants et à promouvoir les droits des filles dans la sous-région.

Le mariage d’enfants demeure en effet une réalité à dans nos sociétés. Des milliers de filles sont privés de leur enfance, de leur éducation, de leur santé de leur avenir. Ce phénomène est à la fois une violence grave des droits humains et un obstacle majeur au développement durable.

“Il est impératif pour nous de reconnaître que le mariage des enfants n’est pas une fatalité. C’est une pratique ancrée dans des normes sociales, économiques et culturelle et qui peuvent être transformées. Pour y parvenir, il nous faut une volonté politique forte, une action concertée et surtout une écoute attentive des communautés concernées, notamment des filles elles-mêmes”, a déclaré à Mme TCHANGAÏ, représentant le ministre de l’action sociale, de la solidarité et de la promotion de la femme, à l’ouverture de cette rencontre d”échanges sur la persistance du phénomène du mariage précoce des jeunes filles.

L’Afrlque de l’Ouest, selon les prévisions risque de devenir la région avec le plus grand nombre de filles mariées d’ici 2050. Aussi, 39% des filles en Afrique de l’Ouest et du Centre sont mariées avant 18 ans et 12% sont mariées avant 15 ans (UNICEF).

“Une étude a été faite et l’étude a révélé qu’au Togo. au Mali et dans certains pays de la sous-région, le phénomène continue par persister malgré la bonne volonté de nos états, malgré les instruments juridiques auxquels nous avons nos pays ont souscrits”, a confié la coordinatrice de Women in Law and Dévelopment in Africa- Afrique de l’Ouest (WILDAF-AO), Antoinette Yawavi M’BROU.

Les travaux ont permis de renforcer le plaidoyer pour l’abandon du mariage des enfants, en faveur d’un alignement des lois nationales sur les normes internationales et de sensibiliser sur la nécessité de réviser les textes juridiques qui maintiennent des dérogations à l’âge légal du mariage, notamment l’article 267 du Code de l’Enfant et l’article 43 du Code des Personnes et de la Famille (Togo), de l’article 281 du Code des Personnes et de la Famille du Mali.

Les participants, ont également à la clarification des dispositions relatives au consentement au mariage, qui présentent aujourd’hui des ambiguïtés juridiques préoccupantes et formulés des recommandations pour une meilleure harmonisation des politiques publiques en matière de protection des enfants et d’égalité de genre.

Pour rappel, le projet “Justine” tire son nom d’un drame qui a profondément bouleversé récemment l’opinion publique au Togo et mis en lumière l’urgence d’agir contre le mariage d’enfants. C’est l’histoire de Justine, une jeune fille de 13 ans originaire de la ville de Notsè (Togo), qui a succombé, le 08 janvier 2025, après une tentative de suicide suite à un mariage forcé.

Edoh

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