
Grâce à la falsification des signatures officielles, plus de 64 fonctionnaires togolais ont obtenu des avancements de grade totalement irréguliers. C’est le scandale administratif qui fait actuellement les choux gras dans la presse togolaise et dans l’optique nationale.
Plusieurs fonctionnaires du ministère du Travail et de la Fonction publique ont été interpellés pour avoir imité, avec plus ou moins de sophistication, les paraphes de leurs supérieurs hiérarchiques.
Selon les premières constatations, les suspects utilisaient des scans de documents authentiques, qu’ils retouchaient numériquement avant impression, ou recopiaient manuellement les signatures sur des arrêtés d’avancement fictifs. Une méthode discrète mais efficace, qui a permis de faire grimper en grade des collègues non éligibles, sans éveiller immédiatement les soupçons.
C’est lors d’un audit interne que l’anomalie a été découverte : plusieurs signatures ne correspondaient plus aux tracés habituels des directeurs et chefs de service. Une analyse graphologique a confirmé la supercherie. Face à la tentative de certains suspects de détruire des preuves ou de quitter Lomé, la coordination entre le Procureur de la République et les services de sécurité a permis leur localisation rapide et leur interpellation.
Cette affaire intervient alors que le ministère du Travail et de la Fonction publique vient d’être rattaché à la Présidence du Conseil – une décision qui accélère la sécurisation des processus administratifs.
Ce scandale des « faux paraphes » pourrait bien être un tournant : il révèle la fragilité des contrôles classiques et pousse l’administration togolaise vers la dématérialisation sécurisée. Un signal fort envoyé aux faussaires en tous genres.
La rédaction
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