
Un propriétaire a comparu devant le tribunal de première instance d’Abomey, le lundi 29 décembre dernier, pour des violences d’une rare brutalité : il a mordu et roué de coups son propre locataire.
Le conflit a éclaté lorsque le locataire, de retour tard dans la nuit d’une course à la pharmacie, a trouvé le portail de sa résidence fermé. Sans clé pour entrer, il a tenté d’enjamber le mur pour regagner son domicile.
Exaspéré, le propriétaire s’en est violemment pris à lui. La dispute a dégénéré en agression physique, au cours de laquelle le propriétaire a non seulement frappé sa victime, mais lui a aussi mordu un doigt. Ces violences ont conduit la victime à déposer plainte, menant le propriétaire devant la justice.
À l’audience, l’accusé a reconnu les faits, invoquant comme seule justification les retards nocturnes répétés du locataire. Un argument balayé par le tribunal, qui a rappelé que tout locataire a le droit de rentrer chez lui à l’heure qu’il souhaite, tant que l’ordre public n’est pas perturbé.
Face à la gravité des actes commis – des coups et blessures volontaires aggravés par la morsure –, la cour a condamné le propriétaire à 12 mois d’emprisonnement et au paiement d’une amende. Une sanction qui souligne que la violence, même née d’un simple différend locatif, ne saurait rester impunie.
La rédaction
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