Face à la presse, ce samedi 11 octobre au siège du SYNBANK, la Confédération Syndicale des Travailleurs du Togo (CSTT), le Groupe des Syndicats Autonomes (GSA), l’Union Nationale des Syndicats Indépendants du Togo (UNSIT), la Synergie des Travailleurs du Togo (STT), ont exigé la réintégration sans condition des 42 employés de SUNU Bank Togo.
Les centrales syndicales du Togo se disent prêts à user toutes les voies de recours légales pour que les droits des travailleurs victimes du licenciement abusif et discriminatoire, soient respectés.
Pour eux, le plan de restructuration évoqué par SUNU Bank Togo pour licencier 42 salariés (15 hommes et 27 femmes) parmi lesquels le Secrétaire Général du SYNBANK, Secrétaire Général du GSA et Porte-parole en exercice de toutes les Centrales Syndicales Togo, en mettant en avant des causes inexactes pour justifier les motifs économiques en violation, dans la forme, le fond, et la procédure, toutes les dispositions légales en la matière, etait prévisible, prévu et évitable.
Ils dénoncent notamment également un licenciement discriminatoire motivée par le genre pour les 27 femmes et le mandat syndical qu’exercent les travailleurs protégés, ce qui est une violation des dispositions des articles 39 et 40 du code du travail du Togo.

Le vrai problème de SUNU BANK Togo relève exclusivement de la mauvaise gestion que les employeurs veulent camoufler et leurs complices extérieurs selon les centrales syndicales du Togo. Les délégués du personnel de ladite banque puis le SYNASSUR et le SYNBANK, avaient d’ailleurs à maintes reprises tirer la sonnette sonnette d’alarme, sans aucune suite.
« Les centrales Syndicales du Togo à l’unanimité s’indignent de ce licenciement abusif et discriminatoire des travailleurs à SUNU Bank Togo et dénoncent le fait que ce sont les travailleurs qui en définitive paient le prix d’une mauvaise gestion dont ils ne sont pas responsables”, peut-on lire dans la déclaration luminaire ayant sanctionné cette rencontre syndicale.
Les organisations syndicales s’appuient sur les Conclusions de l’Audit de la Commission Bancaire de l’UMOA, d’après lesquelles la masse salariale n’est pas la source des difficultés de SUNU Bank Togo mais plutôt ce sont des problèmes de gouvernance, des crédits accordés sans respecter la déontologie bancaire, mais aussi sur le rapport motivé du 31 janvier 2025, dans lequel la Direction Générale SUNU Bank Togo, reconnait que les évaluations des collaborateurs ne sont pas objectives et orientées vers les performances. Ils estiment raisonnablement que les 42 salariés dont la masse salariale représente moins de 5% de la masse salariale annuelle de SUNU Bank Togo, ont été ciblés pour d’autres raisons qui sont ailleurs.
Ognadon
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