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A Kigali, Victoire Tomégah Dogbé martèle une évidence : “L’avenir de l’Afrique ne s’écrira pas sans les femmes”

La capitale rwandaise a accueilli cette semaine le lancement officiel de l’African Academy for Women in Political Leadership, une initiative continentale destinée à former la prochaine génération de femmes leaders politiques en Afrique.

Parmi les personnalités présentes figurait Victoire Tomégah Dogbé, ancienne Première ministre du Togo, entourée de figures emblématiques du leadership africain comme S.E. Sahle-Work Zewde, ancienne Présidente de l’Éthiopie, et S.E. Catherine Samba-Panza, ancienne Présidente de transition de la République centrafricaine.

Une Académie pour combler un déficit de représentation

Portée par le Programme des Nations unies pour le développement (PNUD), la Commission de l’Union africaine, le Réseau des femmes leaders africaines (AWLN) et l’African School of Governance (ASG), cette académie ambitionne de répondre à un constat: la représentation politique des femmes en Afrique reste critique.

Avec une première cohorte de 40 femmes issues de toute l’Afrique et des Caraïbes, sélectionnées parmi plus de 1 300 candidates, le programme de quatre semaines alterne modules virtuels et résidentiel à Kigali. Les participantes y suivent des formations en leadership politique, communication stratégique, plaidoyer, financement de campagne et leadership éthique.

Une vision du leadership fondée sur l’impact et la transmission

Pour Victoire Tomégah Dogbé, cette rencontre fut l’occasion de réaffirmer une conviction profonde. « le leadership se mesure à notre capacité à produire des résultats qui améliorent concrètement et durablement la vie de nos concitoyens », a-t-elle indiqué dans une publication.

Elle défend une conception du leadership qui ne saurait se résumer à l’occupation d’un poste, mais qui doit avant tout être un instrument de transformation sociale. Un leadership « qui ouvre des portes, bâtit des ponts et permet à d’autres de s’élever », préparant ainsi la voie aux générations futures.

Un appel à la jeunesse togolaise

L’ancienne cheffe du gouvernement togolais a tenu à adresser un message direct aux jeunes filles et jeunes femmes de son pays : « Osez vous engager, développez vos compétences et saisissez les opportunités qui vous permettront de prendre votre place dans les espaces de décision ». Des initiatives comme celle de Kigali, a-t-elle souligné, montrent que les possibilités existent et que leur voix compte.

« L’avenir de l’Afrique ne s’écrira pas sans les femmes »

Victoire Tomégah Dogbé a lancé également un message d’espoir et de détermination : « Parce que l’avenir de l’Afrique ne s’écrira pas sans les femmes. Il s’écrira avec elles, au cœur des décisions ».

Elle a salué le partenariat entre le PNUD, la Commission de l’Union africaine, l’AWLN et l’African School of Governance, appelant à « continuer à faire émerger une nouvelle génération de femmes capables de transformer nos communautés, nos pays et notre continent ».

À Kigali, le message est clair : l’heure n’est plus à l’accompagnement, mais à la pleine participation des femmes à l’élaboration des politiques publiques. Et cette académie en est le premier tremplin.

La rédaction

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