
Alors que la Ligue 1 Lonato observe une trêve bien méritée, la Fédération Togolaise de Football (FTF) ne prend, elle, aucun répit. Ce week-end, la cité des Plateaux a vibré au rythme du football, non pas grâce aux joueurs, mais grâce aux hommes en noir.
Les arbitres des régions des Plateaux, Centrale, Kara et Savanes ont convergé vers Atakpamé pour un stage de « remise à niveau » orchestré par le département de l’arbitrage et la Commission Centrale des Arbitres (CCA). L’objectif est clair : aborder la phase retour avec un mental d’acier et des jambes de feu.
Pas de round d’observation. Dès le samedi matin, le gazon du stade municipal s’est transformé en laboratoire de l’effort. Sous la houlette de l’instructeur physique Djukéré Biagui, centraux et assistants ont été poussés dans leurs retranchements.« Nous avons effectué deux tests : le Yo-Yo dynamique pour les arbitres centraux et l’Ariete pour les assistants », a détaillé Biagui.
Pour la FTF, la pause de mi-saison ne doit pas rimer avec relâchement. « Il s’agit d’un checking une semaine après la fin de la phase aller pour voir s’ils continuent à travailler », a-t-il insisté, soulignant la rigueur d’un processus qui concerne l’élite de l’arbitrage national, de la D1 au championnat féminin.
Après l’effort, le réconfort… du savoir. Direction l’hôtel de ville pour des travaux techniques aussi intenses que les courses matinales. Au programme : dissection d’images, décryptage des situations litigieuses de la phase aller et piqûres de rappel sur les lois du jeu. Une manière de transformer les erreurs du passé en leçons pour le futur, afin d’aborder la course au titre avec plus de sérénité et de justesse.
Mais au-delà de la simple préparation sportive, ce stage massif à Atakpamé porte l’empreinte d’une vision plus large. Pour Djukéré Biagui, le travail de fond mené par le département dirigé par Claude Djaoupé commence à faire ses preuves sur la scène internationale.
« Le département de l’arbitrage et la Commission Centrale des Arbitres travaillent, et vous verrez que depuis un moment, nos arbitres sont pratiquement représentés dans presque toutes les compétitions de la CAF et de la FIFA », s’est félicité l’instructeur.
En réunissant quatre régions en un seul point, la FTF ne se contente pas de tester des physiques : elle standardise les pratiques, élève le niveau et prépare ses officiels à ne plus être de simples spectateurs du jeu, mais des acteurs reconnus sur le continent. La phase retour de la D1 est prévenue : l’arbitrage togolais est en pleine mutation et compte bien marquer son terrain.
La rédaction
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