
Au Togo, la grâce présidentielle accordée à 1 511 détenus par le président du Conseil Faure Gnassingbé, va au-delà de l’ouverture des portes des prisons. Le véritable défi, celui d’empêcher la récidive et de favoriser une réintégration durable, commence au moment de la libération. Sur ce front, l’action de l’association Solidarité Mondiale pour les Personnes Démunies et les Détenus (SMPDD) est déjà engagée.
La SMPDD déjà en action
Dès l’annonce de la mesure, la SMPDD a activé son réseau sur tout le territoire. Son président, Coco de Koffi (CDK) Woenagnon, présent lors de la mise en oeuvre effective de cette décision à la prison civile de Lomé, a confirmé un travail de terrain dans les quatorze prisons du pays pour identifier les personnes nécessitant un soutien.
Ce plan d’action cible 535 anciens détenus pré-identifiés, dont 250 à Lomé, lesquels bénéficieront d’un appui personnalisé. Objectif principal: assurer autonomie économique par la réinsertion professionnelle ou la mise en place d’activités génératrices de revenus.
Le message poignant de CDK
S’adressant aux anciens détenus libérés, le Président de l’association SMPDD, lui-même ex-pensionnaire de la prison civile de Lomé et modèle vivant de réinsertion réussie et d’engagement communautaire, a livré un message plein de réalisme et d’espoir.
« Dehors, c’est difficile, mais la prison n’est pas mieux. Il faut croire en soi et accepter de se battre honnêtement pour réussir », a déclaré Coco de Koffi Woenagnon, en présence de plusieurs personnalités, notamment le directeur de l’administration pénitentiaire et de la réinsertion (DAPR), M.Idrissou Akibou, le directeur des affaires pénales et des grâces, monsieur Tossa Amouzou Akohouegnon et le Commandant des surveillants de l’administration pénitentiaire, le Colonel Dadjo Ograbako. Un appel à la persévérance qui résume l’esprit de l’accompagnement proposé par la SMPDD: reconnaître les obstacles tout en offrant les outils pour les surmonter.
Des défis structurelles persistants
La mesure de grâce présidentielle a été unanimement salué comme un geste fort d’humanisation du système. La libération de plus de 1 500 personnes apporte un soulagement immédiat à la surpopulation carcérale au Togo. Mais des questions de fond demeurent. Comment capitaliser la force de la jeunesse qui sommeil dans les prisons ? Que faire pour que la prison ne soit plus une fin en soi, mais une étape vers une véritable réintégration dans la société ?
L’action d’associations comme la SMPDD est donc un pilier essentiel pour que cette vague de libérations ne soit pas qu’un geste temporaire, mais bien le début d’un parcours de réintégration réussie pour des centaines d’individus.
A travers son approche holistique de l’accompagnement carcéral, l’association intervient sur plusieurs axes d’intervention clés: la santé et la réinsertion sociale des détenus, l’accompagnement psychosocial, l’amélioration des conditions de détention et l’assistance juridique.
Edoh
Pour vos reportages, annonces et publicités, contactez (00228) 91284171/79910266; E-mail: maximinayena@gmail.com


